Portrait. Happy Zoom 85 : une photographe au cœur de l’évènement vendéen

Christophe Puaud
8 Min de lecture

Portrait – Happy Zoom 85, photographe passionnée au cœur des événements sportifs et culturels vendéens, entre émotions, proximité et regards authentiques.

Angélique, l’œil sensible derrière l’objectif vendéen

Angélique Richou. Happy Zoom 85. Photographe
Souvent cachée derrière son objectif, Angélique se fait discrète en bord de terrain. Une discrétion qui s’efface pourtant dès que ses clichés prennent vie et illuminent les différents supports du sport vendéen. À travers ce travail de l’ombre, Vendée Sports a tenu à mettre en lumière son regard, son talent et son engagement.

Vendée Sports : « Pour commencer, peux-tu te présenter en quelques mots ? »

Angélique Richou (Happy Zoom 85) : « Je m’appelle Angélique. Je cours, je ris, je parle beaucoup… et je photographie tout ce qui me fait vibrer. Le sport m’a d’abord guidée derrière l’objectif, puis j’ai suivi les aventures des futurs parents, des bébés curieux et des mariages remplis d’émotions. Installée en Vendée depuis quinze ans, je suis aussi vendeuse en boulangerie. Je déteste « ne rien faire » : j’ai besoin de bouger, de créer, de travailler. J’adore surtout voir les personnes repartir avec le sourire. Avec humour, douceur et un soupçon de folie, je capture des moments comme ils sont : vrais et uniques. »

Vendée Sports : « Comment est née ta passion pour la photographie ? »

Angélique : « J’ai toujours aimé la photographie, mais le décès de mon papa a vraiment renforcé cette passion. Je dirais que ça a été un déclic. Depuis que je la développe et que j’en ai fait un métier, j’ai vécu grâce à elle des moments très forts, des anecdotes que je n’oublierai jamais. Chaque reportage me rappelle à quel point une photo est précieuse : elle fige un instant pour toujours. C’est ce qui me touche le plus dans ce métier. »

Vendée Sports : « Qu’est-ce que tu préfères dans la photographie sportive ? »

Angélique : « Ce que je préfère, c’est l’instant décisif. Ce moment unique où tout peut basculer, où chaque geste, chaque regard, chaque émotion compte. C’est cet instant qui fait naître ensuite l’adrénaline, l’ambiance, les émotions que j’adore capturer. Mais, cet instant n’existerait pas sans tous les acteurs d’un match : joueurs, public, arbitres… tous contribuent à cette énergie incroyable. J’aime figer ce mélange d’intensité et de vie, ces moments qui ne se reproduiront jamais. »

Vendée Sports : « Qu’est-ce qui te motive à suivre et couvrir le sport vendéen avec Vendée Sports ? »

Angélique : « Ce que j’apprécie avec Vendée Sports, c’est le lien de proximité et le côté profondément humain. J’ai déjà dit à Christophe à quel point j’aime travailler avec lui. Il sait reconnaître la valeur des personnes et de leur travail, que ce soit les sportifs ou ceux qui œuvrent dans l’ombre, comme nous les photographes. Grâce à Vendée Sports, j’ai découvert des équipes et des sportifs vendéens dont j’ignorais totalement l’existence. C’est une vraie richesse pour nous, Vendéens, et j’espère que ce média continuera à se développer encore longtemps. »

Des valeurs fortes au cœur de chaque cliché

Angélique Richou. Happy Zoom 85. Photographe
Enzo et Noah Renou, figés dans l’instant après la qualification face à Chamalières. Un moment incandescent capturé par Angélique, symbole d’une soirée historique pour le Vendée Fontenay Foot, en route vers les 32e de finale. Deux jours plus tard, le tirage au sort offrait le Paris Saint-Germain. La suite, on la connaît tous.

Vendée Sports : « As-tu un souvenir marquant ou une photo “coup de cœur” prise pour Vendée Sports ? »

Angélique : « Oui, sans hésiter, le 7ᵉ tour de Coupe de France entre Fontenay et Chamalières, deux clubs de N3. Le match s’est terminé aux tirs au but. Noah, le gardien, arrête plusieurs frappes décisives, puis son frère Enzo marque le tir de la victoire. Juste après, les deux frères s’enlacent. J’ai eu la chance d’immortaliser cet instant précis. C’est une photo débordant d’émotion qui restera longtemps dans ma mémoire et qui résume parfaitement pourquoi j’adore ce que je fais. »

Vendée Sports : « Quelles valeurs souhaites-tu transmettre à travers tes photos ? »

Angélique : « J’essaie avant tout de transmettre de l’authenticité et de l’intensité, mais également du respect et de l’humanité. Par exemple, en début de saison, j’ai photographié un joueur à terre que l’arbitre aidait à se relever. Ce sont des moments simples, mais très forts. J’aime montrer ces gestes qui racontent une histoire, qui mettent en lumière la proximité et l’attention portée à chacun. »

Vendée Sports : « Si tu devais décrire ton style photo en trois mots ? »

Angélique : « Authentique – Intense – Spontané. Mon style capture la vérité des émotions, la force des moments clés et la magie des instants imprévus, pour créer des images vivantes et sincères. »

Vendée Sports : « As-tu un objectif que tu aimerais atteindre en photographie ? »

Angélique : « Pas réellement. Je vis chaque instant tel qu’il se présente et je savoure chaque rencontre.
Mon seul objectif, c’est de progresser chaque jour, de me dépasser et de continuer à m’améliorer. Je ne me compare pas aux autres. Je me mesure uniquement à moi-même, et je prends énormément de plaisir à chaque étape de ce chemin. »

Vendée Sports : « Peux-tu nous raconter un moment indélébile de terrain ? »

Angélique : « Pour ma part, c’est évidemment le 32ᵉ de finale disputé le 21 décembre dernier à La Beaujoire. D’abord, parce que le Vendée Fontenay Foot est mon club de cœur, celui que je suis depuis plusieurs années et qui m’a fait confiance en m’invitant à vivre cette immense fête du football. Ensuite parce que La Beaujoire est aussi un stade chargé d’émotions, un lieu symbolique pour beaucoup de Vendéens. Ce moment m’a profondément marquée. À la fin du match, j’en avais les larmes aux yeux. Ce n’est pas une anecdote à proprement parler, mais un instant fort, unique, qui restera gravé à jamais dans ma mémoire. J’ai également eu la chance d’y recroiser Luis Fernandez, avec qui j’ai pu faire une photo, en lui montrant un cliché que j’avais réalisé avec lui quelques années plus tôt au Mondial de Montaigu. Un magnifique clin d’œil, chargé de souvenirs. »

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