Athlétisme. Marathon : Théo Moussu, coureur de l’Athlétic Club La Roche, 3ᵉ Français au Marathon de La Rochelle en 2h18’43, une performance XXL pour le coureur vendéen.
Marathon de La Rochelle : Théo Moussu frappe un grand coup

Une 3ᵉ place française et une performance de référence
Le Marathon de La Rochelle est une institution. Une épreuve réputée pour son exigence, son niveau relevé et sa capacité à révéler les grands noms de l’athlétisme français. Le 30 novembre dernier, un Vendéen y a inscrit son nom en lettres capitales. Théo Moussu, licencié à l’Athletic Club La Roche-sur-Yon (ACLR), a réalisé une performance XXL en franchissant la ligne d’arrivée en 2h18’43. Un chrono de très haut niveau qui le propulse 7ᵉ au scratch et surtout 3ᵉ Français sur l’un des marathons les plus convoités de l’Hexagone.
Moussu, l’artisan de l’exploit : quand la renaissance se court, bras levés vers le ciel
Dans un peloton dense, international et ultra-compétitif, le coureur de l’ACLR a su faire parler sa science de la course, sa régularité et une maîtrise impressionnante de l’effort. À La Rochelle, rien n’est jamais donné. Le moindre relâchement se paie cash. Mais, Moussu n’a jamais tremblé. Solide, concentré, il a progressivement fait la différence pour s’installer dans le haut du classement. L’image de son arrivée, bras levés, regard habité, en dit long : ce résultat est bien plus qu’un simple chrono, c’est une renaissance.
Un parcours singulier entre ambitions, doutes et reconstruction

Quand le lâcher-prise permet de mieux rebondir
L’histoire de Théo Moussu n’est pas linéaire. Elle est faite de virages, de choix forts et de remises en question. « J’ai commencé la course à pied à 18 ans, avant je jouais au football », explique-t-il. Son gabarit, ses qualités physiques et son goût de l’effort l’amènent naturellement vers l’athlétisme lors de ses études à La Roche-sur-Yon. Il rejoint alors l’ACLR et passe, comme beaucoup, sous la houlette de Dominique Guillet, alias Moustache.
Le prix de l’excellence : quand chaque seconde exige un combat
Le travail paie vite. Cross, piste, entraînements variés : les résultats arrivent, les chronos tombent et le haut niveau semble à portée de pointes. Mais, viser l’excellence demande des sacrifices constants. « Même pour quelques secondes, c’est énormément d’efforts », confie-t-il. À l’instant précis où un cap devait être franchi, un blocage mental apparaît. Théo décide alors de lever le pied. Non pas d’abandonner, mais de relâcher la pression.
J’ai relâché tout en conservant une base de travail raisonnable et raisonnée.
Théo Moussu (coureur ACLR)
La traversée du doute : quand le plaisir rallie le champion
Pendant près de trois ans, il continue de courir, autrement. Sans contraintes, sans objectif précis, simplement pour conserver le plaisir et le rythme. Cette phase, essentielle, lui permet de se reconstruire. Le déclic revient avec un 10 km bouclé en 29’51, à Bordeaux, signe que le niveau est toujours là. Juste avant, une grande traversée du Mont-Blanc, sac sur le dos, avec Camille, son amie et son chien Ayla, agit comme un révélateur. Le feu est rallumé.
La Rochelle comme point de départ d’un nouveau chapitre

La Vendée encore au sommet de l’athlétisme français
Le Marathon de La Rochelle devient alors un objectif évident. Un défi à la hauteur de ses ambitions retrouvées. Et le résultat dépasse toutes les attentes. Théo Moussu explose les compteurs et valide bien plus qu’une performance chronométrique. Il confirme un retour au premier plan, au cœur de l’élite française.
Le retour triomphal : La Rochelle tombée, 2026 s’annonce en extraORdinaire
Après Bordeaux, Les Houches, c’est désormais La Rochelle qui subit le coup de massue vendéen. Ce résultat symbolise un pari gagné : celui d’avoir pris le temps de se retrouver pour mieux revenir. À 26 ans, le coureur de l’ACLR s’ouvre dorénavant des perspectives excitantes pour 2026, avec de nouveaux projets et des objectifs encore plus ambitieux. La Vendée, une nouvelle fois, démontre sa capacité à produire des athlètes de très haut niveau. Avec Théo Moussu, elle place l’un des siens dans la stratosphère des meilleurs coureurs français. Une performance qui marque les esprits… et qui n’est sans doute qu’un début.
