Football – N3. Rarement titulaire mais souvent décisif, Enzo Renou incarne le parfait joker de luxe du Vendée Fontenay Foot, capable de faire basculer un match dès son entrée en jeu.

Vendée Sports : « Enzo, tu es fréquemment le « facteur X » qui sort du banc. C’est quoi ton secret pour passer de 0 à 100 km/h en seulement trois secondes après avoir enlevé la chasuble ? »
Enzo Renou : « Mon secret, c’est la confiance. Je fais totalement confiance aux choix du coach, peu importe le temps de jeu qu’il m’accorde. Mon objectif reste le même : donner le maximum dès que je foule la pelouse. Je sais pertinemment qu’en répondant présent physiquement et mentalement, j’aurai toujours une occasion ou une situation à mon avantage. L’idée, c’est d’être prêt à bondir à chaque seconde. »
Vendée Sports : « Face à Challans, on a vu une tête rageuse pour l’égalisation. Est-ce que dans ces moments-là, c’est le ballon que tu vois, ou c’est juste une cible qui t’empêche de gagner ? »
Enzo Renou : « Les deux, mon capitaine ! Si on prend l’exemple du derby contre Challans, on rentre avec Kevin alors que l’adversaire mène. On connaît parfaitement notre mission : tout refaire pour arracher un résultat. On entre avec une motivation extrême, on cherche la faille, la cible, peu importe la manière. Sur ce corner de Mehdi, quand le ballon arrive, c’est ce geste rageur qui sort même le ballon est soigneusement déposé sur ma tête (rire). C’est exactement ce qu’on recherche dans ces moments de tension. »

Vendée Sports : « On dit souvent que le football se joue à 11, mais au Vendée Fontenay Foot, on a l’impression que le match commence vraiment quand tu entres. Tu te vois plutôt comme le pompier de service ou le dynamiteur de défense ? »
Enzo Renou : « Je me vois surtout comme un membre d’un groupe de 16. Notre force s’est construite dans la difficulté en début de saison, puis s’est soudée lors de notre parcours en Coupe de France. Aujourd’hui, les liens sont forts. Le coach est très clair dans ses explications et son discours nous motive : les remplaçants doivent être capables de faire la différence. On essaie tous de faire le job sans trahir le collectif. S’il faut dynamiter la défense pour le bien du groupe, je le fais sans hésiter. »
Vendée Sports : « Si on te propose de rester sur le banc 80 minutes mais de marquer le but de la victoire à chaque match jusqu’à la fin de saison, tu signes tout de suite ou ton côté compétiteur finit par craquer ? »
Enzo Renou : « Je signe tout de suite, sans hésiter ! On vit pour le groupe. Évidemment, rester sur le banc peut être frustrant pour un compétiteur, mais mon leitmotiv reste le respect des choix du coach. C’est cette mentalité qui fait avancer l’équipe. Quand on rentre, on apporte ce « bonus » nécessaire. Il faut savoir mettre son ego de côté pour privilégier la réussite collective du Vendée Fontenay Foot. »
Vendée Sports : « Entre nous, quel est le plus dur : rester calme sur le banc quand le score est serré, ou essayer de ne pas célébrer trop fort devant tes coéquipiers quand tu trouves le chemin des filets ? »
Enzo Renou : « Le plus dur, c’est sans aucun doute de rester calme sur le banc ! Quand on observe le match de l’extérieur, on a mille interprétations, on analyse tout, on bouillonne. Il faut réussir à garder son sang-froid pour ne pas se disperser. Une fois sur le terrain, on est totalement absorbé par l’enjeu. À ce moment-là, on ne réfléchit plus à ce qu’on aurait fait différemment : on donne tout, on est porté par la rage de vaincre pour l’équipe. »
